La métamorphose de Selwyn Birchwood

© : Soul Bag.

La simple consultation du site de Soul Bag me suffirait presque pour alimenter ce site au quotidien. Mais ce se serait trop facile… Il n’empêche, aujourd’hui, c’est bien une info pêchée du côté de ma revue préférée qui retient mon attention. Il s’agit d’un clip tiré du dernier album de Selwyn Birchwood, « Living In A Burning House » (Alligator). Né le 9 septembre 1985 à Orlando en Floride, ce jeune chanteur et guitariste de trente-six ans fait partie des révélations de ces dernières années. Bien que très influencé par Buddy Guy, c’est au contact du vétéran Sonny Rhodes, avec lequel il a tourné durant quatre ans tout en poursuivant ses études, qu’il a forgé son style. Comme son aîné, Birchwood est d’ailleurs un adepte émérite de la lap steel guitar. Après deux albums qui passent inaperçus du fait d’une diffusion intimiste, il marque les esprits en 2014 avec un premier disque chez Alligator, « Don’t Call No Ambulance ». Deux autres tout aussi réussis suivront sur le label de Bruce Iglauer, « Pick Your Poison » en 2017 et donc « Living In A Burning House » cette année.

© : Bluestown Music.

Jeu de guitare incisif et maîtrisé, voix grainée naturelle et très mature, groupe cuivré, le tout donne un blues moderne bien dans notre époque. Mais Birchwood est aussi un compositeur de qualité, il a des choses à dire et il sait les dire, usant parfois d’un humour grinçant. C’est le cas dans le clip dont il est question ce soir, « Searching For My Tribe ». On y voit Birchwood sous les traits d’une plantureuse jeune femme blanche, qui par exemple exhibe fièrement la pochette d’un disque de Stevie Ray Vaughan pendant que Birchwood et ses amis écoutent Albert King sur leur tablette ! Comme nous l’explique Soul Bag, « il [Birchwood] donne à sa vidéo un ton humoristique, voire acide, pour évoquer l’appropriation du blues par une population blanche sous l’emprise d’un marketing agressif. Une certaine tendance apparue dans le blues depuis quelques années en prend pour son grade. » C’est pas beau de cafeter mais ça me rappelle irrésistiblement un label allemand au nom en trois lettres (commençant par « R »), qui a justement furieusement tendance à mettre en avant de jeunes artistes féminines aux mensurations affolantes mais au talent proche de l’encéphalogramme plat… Mais je vous propose d’écouter (et voir !) sans plus tarder ce titre de Birchwood, comme par hasard intitulé Searching for my tribe.

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