Les mémoires de Mickey Baker

Mickey Baker est aujourd’hui considéré comme l’un des meilleurs guitaristes du siècle dernier. Installé en France dès 1962 et jusqu’à sa mort cinquante ans plus tard, il a accompagné des dizaines d’artistes qui n’avaient pas toujours à voir avec le blues… Une autobiographie posthume le concernant est sortie le mois dernier aux éditions Séguier, intitulée Alone (en langue française malgré son titre), et je vous invite à lire la chronique de Jacques Périn sur le site de Soul Bag. L’ouvrage, qui relève d’ailleurs plus de mémoires que d’une véritable autobiographie, est basée sur des témoignages recueillis par deux amis de Baker, le Danois Jesper Ismael et le Français Yves Gabay. Né le 15 octobre 1925 à Louisville, Kentucky, MacHouston Baker a connu une enfance misérable. De père inconnu, il est placé dans un orphelinat à onze ans, fugue souvent et se retrouve à New York à seize ans où il vit de petits boulots. D’abord trompettiste car il n’a pas les moyens de s’acheter une guitare, il se met plutôt tardivement à cet instrument, vers l’âge de vingt ans.

Mickey & Sylvia. © : Wikipedia.

D’abord influencé par le jazz, il part pour la Côte Ouest où il ne trouve pas les débouchés espérés. Il rencontre Pee Wee Crayton et opte pour le blues, une musique qui lui permet de subsister, puis il choisit de regagner New York. Au milieu des années 1950, après avoir accompagné des artistes entre R&B et blues (dont Doc Pomus, les Drifters, Ray Charles, Ivory Joe Hunter, Ruth Brown, Big Joe Turner et Louis Jordan), il forme avec la chanteuse Sylvia Robinson le duo Mickey & Sylvia. En 1962, il arrive donc en France et travaille avec des chanteurs de variété et de yé-yé comme Chantal Goya, Sylvie Vartan et Françoise Hardy, mais aussi la grande Colette Magny. Musicien de studio respecté, qui nous laisse néanmoins une quinzaine d’albums sous son nom des années 1960 aux années 1980, Mickey Baker s’est retiré à Toulouse où il s’est éteint le 27 novembre 2012 à quatre-vingt-sept ans. Je vous propose de l’écouter en 1968 avec le chanteur et pianiste Memphis Slim (un autre bluesman qui passa une grande partie de sa vie en France), et pas moins de trois chansons, Rockin’ the house, Animal in me et I’m lost without you.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.