Article « Les temps du blues » – 22 juin 2019

Sur scène 2 copie

Au programme de mon émission sur YouTube, Polka Dot Slim (rubrique « Un blues, un jour ») et Michelle David (rubrique « Sur scène »).

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© : YouTube

Je vous propose de considérer Polka Dot Slim, qui nous a quittés le 22 juin 1981, il y a 38 ans aujourd’hui. C’est un artiste au parcours pour le moins singulier, et la formule n’a rien de galvaudé… Tout commence d’ailleurs par son nom de scène plutôt inattendu, Slim désignant un personnage de fine stature, ce qui est son cas, et Polka Dot se traduisant par « à pois », comme ceux de la guitare de Buddy Guy par exemple… Il est bien difficile de savoir s’il affectionnait les tenues et vêtements à pois car les éléments biographiques à son propos sont très maigres, et il ne semble exister aucune photo le représentant… De son vrai nom Willie Monroe Vincent, il est né le 9 décembre 1926 à Woodville dans le Mississippi, près de la frontière louisianaise.

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© : Bluebeat Music

C’est d’ailleurs essentiellement en Louisiane, et plus particulièrement à La Nouvelle-Orléans, que ce chanteur et harmoniciste va faire carrière. Mais il était sans doute écrit que rien se serait simple avec lui. En effet, sa discographie est à peu près impossible à retracer. Car il ne s’est pas contenté d’enregistrer en tant que Polka Dot Slim, mais aussi sous d’autres pseudonymes comme Mr. Calhoun, Monroe Vincent et Vince Monroe. Et pour encore davantage compliquer les choses, il a réalisé ses premières faces entre 1956 et 1959 pour deux labels différents de J.D. Miller, Excello et Zynn, dans un style assez proche du R&B même si son jeu d’harmonica s’inspirait de Sonny Boy Williamson II. Puis d’autres suivront dans les années 1960, pour de petits labels dont Instant, et toutes ne seront pas éditées, loin de là…

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© : Discogs

Durant les années 1970, Polka Dot Slim a continué de se produire dans les clubs de La Nouvelle-Orléans, mais il ne repassera pas par les studios. Puis le bluesman a fini par s’installer vers 1976 à Oakland en Californie où il est donc mort en 1981 à 54 ans. Au bilan, si on prend tous ses singles des années 1950 et 1960, avec les inédits il y avait de quoi faire un album complet, mais rien n’est sorti de son vivant. En 2017, Westman Studios en aurait sorti un à titre posthume, intitulé « The Death of Polka-Dot Slim », mais il semble uniquement disponible en ligne sur Bandstand. C’était toutefois un musicien intéressant avec un son d’harmonica bien roots et une voix grainée à souhait dans les années 1960, proche de celle d’un Howlin’ Wolf, ce que ne laissaient pas nécessairement soupçonner ses premiers enregistrements teintés de R&B… Car il était alors revenu à un blues plus racinien, plus rural. C’est dans cette veine qu’on l’entend dans mon émission, avec un morceau de 1964 qui s’appelle Ain’t Broke, Ain’t Hungry.

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© : 45cat

 

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© : Le Dauphiné

Pour la rubrique « Sur scène », vous savez que la saison des festivals va battre son plein tout l’été, avec notamment Jazz à Vienne dans l’Isère. Ce festival parmi les plus prestigieux du monde propose pour sa 39eédition, programmée du 28 juin au 13 juillet, une affiche éclectique et de très haut niveau. Il y en a vraiment pour tous les goûts ! Je me contenterai ici de mentionner les concerts les plus rattachés au thème de cette émission qui se dérouleront au théâtre antique. Pour le programme complet et tous les spectacles et animations sur les autres scènes, il suffit évidemment d’aller sur le site du festival.

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© : Jazz à Vienne

Commençons par la soirée d’ouverture du 28 juin, en quelque sorte entre soul et gospel avec Camille, Sandra Nkaké, Raphaël Lemonnier avec Raphaël Imbert, et Michelle David. Le 1erjuillet s’orientera plus vers le blues avec Ben Harper et Zac Harmon dont j’ai très récemment parlé dans cette émission. Enfin, je ne peux passer ici sous silence la soirée caribéenne du 7 juillet avec Kassav’, Calypso Rose et Mizikopéyi et Créole Big Band avec Alain Jean-Marie. Je vous propose pour illustrer tout cela d’anticiper d’un jour la page gospel du dimanche en écoutant Michelle David. Originaire de Winston-Salem en Caroline du Nord où elle est née en 1966, cette superbe chanteuse a déjà fait dans la soul ou même la pop, mais elle impressionne quand elle se consacre au gospel. Dans mon émission, je vous propose de l’écouter en public en 2017 avec une chanson intitulée There’s a Light.

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© : Jazz à Vienne

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