Albert Collins, né un 1er octobre

© : Bluesin ! Bluesin and Bluesin !

Je ne ferai pas de long discours au sujet d’Albert Collins, qui fait partie des bluesmen les plus connus, les plus populaires et les plus importants de son époque. Il voit donc le jour le 1eroctobre 1932 à Leona, une minuscule localité de l’est du Texas qui n’a jamais compté plus de 200 habitants. Il apprend d’abord le piano mais s’oriente vers la guitare à l’adolescence, auprès d’un oncle qui lui fait accorder sa guitare en open tuning (accord ouvert), ce qui, allié à l’emploi d’un capodastre, sera sa marque et rendra son jeu identifiable dès la première note… Installé à Houston, il côtoie Johnny Copeland puis enregistre ses premières faces sous son nom en 1958. Reconnu par ses pairs, et malgré l’enregistrement d’un de ses titres les plus célèbres en 1964, Frosty, il ne parvient pas vraiment à percer, un comble compte tenu de son originalité, et finit par s’installer en Californie pour lancer sa carrière.

© : Discogs.

Un premier album en décembre 1969, « The Cool Sound Of Albert Collins », confirme tout son potentiel. Après d’autres albums pour Tumbleweed, un label aux moyens limités, il signe pour Alligator en 1978 et change de dimension : « Ice Pickin’ » (1978), « Frosbite » (1980), « Don’t Lose Your Cool » (1983) et Cold Snap (1986), sans oublier « Showdown! » (1985), qu’il partage avec Johnny Copeland et Robert Cray, sont de grands disques de blues moderne texan. Ils mettent en avant les qualités de Collins, son chant tendu et son jeu de guitare incandescent qui aurait fait fondre un pain de glace en quelques secondes, un paradoxe pour celui que l’on surnommait « Ice Man », l’homme de glace… Le maître de la Telecaster, tant il fut transcendant sur ce modèle, nous quitta hélas le 24 novembre 1993 des suites d’un cancer du poumon, à seulement soixante et un ans. Paru à titre posthume en 1995, l’album en public « Live ’92/’93 » (Point Blank/Virgin) donne une belle idée de cet artiste au feeling unique. On se quitte d’ailleurs avec un concert d’Albert Collins en 1979 au festival de Montreux, avec le bluesman déchaîné qui commence par un fabuleux tour de force guitaristique de neuf minutes, assorti d’un bain de foule au cœur du public du casino !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.