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Un documentaire sur James Cotton !

Un documentaire sur James Cotton !

© : jamescottonfilm.com

James Cotton fut incontestablement un des plus brillants harmonicistes de l’histoire du blues. Cinq ans après son décès survenu le 16 mars 2017, il fait l’objet d’un documentaire intitulé Bonnie Blue: James Cotton’s Life in the Blues, réalisé par Bestor Cram. On doit entre autres à ce réalisateur expérimenté Scarred Justice: The Orangeburg Massacre (2008, sur le massacre d’Orangeburg, Caroline du Nord, en 1968, quand les forces de l’ordre tirèrent sur les manifestants en faveur des droits civiques, faisant trois morts) et Johnny Cash at Folsom Prison (2008). Ce film donnera bien sûr l’occasion de découvrir de nombreux documents d’archives et d’entendre les témoignages de ceux qui ont côtoyé Cotton, et sachant la longueur de la carrière de ce dernier et son rôle majeur dans le blues de Chicago, ce ne sont évidemment pas les premiers venus ! Le film sera projeté en avant-première mondiale le 2 mai 2022 au Somerville Theatre, en banlieue nord-ouest de Boston, Massachusetts.

À Chicago en 2013. © : Brigitte Charvolin / Soul Bag.

Je ne m’arrêterai pas longtemps sur un artiste de la stature de James Cotton, né le 1er juillet 1935 à Tunica, Mississippi. Très précoce, d’abord pris sous l’aile protectrice de Sonny Boy Williamson II à West Helena, Arkansas, il fourbit ses premières armes dans le groupe de Howlin’ Wolf au début des années 1950. Le 7 décembre 1953, à dix-huit ans, il signe ses premiers titres sous son nom pour le label Sun à Memphis, sur lesquels le guitariste Pat Hare se fait également remarquer. À peine arrivé à Chicago, probablement en 1955, il remplace Big Walter Horton au sein du groupe de Muddy Waters. Dès lors, sa carrière ne va pour ainsi dire plus connaître le moindre temps mort, que ce soit auprès des plus grands ou durant une carrière en solo menée de main de maître. Un cancer de la gorge au milieu des années 1990 lui coûtera ses cordes vocales et donc sa voix, mais ne l’empêchera pas de continuer à souffler comme un possédé dans son harmonica jusqu’à la fin. Voici pour conclure la bande-annonce du film.

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